Vos droits selon votre situation professionnelle

Commencer à travailler très jeune, être chômeur, percevoir le Revenu de solidarité active (Rsa), etc. : ces situations peuvent avoir des conséquences sur votre retraite.

Vous avez commencé à travailler très jeune (carrière longue)

Vous avez commencé à travailler très jeune et vous avez effectué une longue carrière ? Vous pouvez peut-être prétendre à une retraite anticipée.

Vous avez été apprenti

Vous êtes ou avez été apprenti ? Les périodes travaillées en apprentissage peuvent compter pour votre retraite.

Vous avez effectué des « petits boulots » ou des emplois saisonniers

Vous avez effectué des « petits boulots » (emplois saisonniers, stages rémunérés, jobs d'été ou d’étudiant, à temps plein ou à temps partiel) au début de votre carrière pour financer vos études ou vos loisirs ? Ces activités salariées, à condition d'être déclarées, sont reportées sur votre relevé de carrière et peuvent compter pour votre retraite.

Vous avez bénéficié du Rsa

Le revenu de solidarité active (RSA), payé par la caisse d’allocations familiales (CAF), ne vous crée pas de droit à la retraite. C’est également le cas du revenu minimum d'insertion (RMI), remplacé par le RSA en 2009.
Si vous percevez le RSA, votre caisse de retraite régionale vous contacte lorsque vous avez droit à votre retraite personnelle, à une retraite de réversion ou à une allocation de veuvage.

Vous avez connu des périodes de chômage

Vos périodes de chômage indemnisé comptent pour votre retraite et sont assimilées à des périodes d’assurance pour le calcul de votre durée totale d’assurance.
Les périodes de chômage non indemnisé, à partir du 1er janvier 1980, peuvent être également prises en compte sous certaines conditions.

Vous souffrez d'une incapacité permanente

Vous souffrez d’une incapacité permanente au titre d’une maladie professionnelle ou d’un accident du travail ? Vous pouvez demander la retraite pour incapacité permanente à partir de 60 ans. Cette retraite est calculée au taux maximum, quelle que soit votre durée d’assurance.

Vous avez changé d'employeur(s)

Vous avez quitté votre entreprise pour une autre, ou votre entreprise a été rachetée, cela n'a aucune incidence sur vos droits à la retraite. C’est votre caisse de retraite, et non votre entreprise, qui enregistre chaque année le nombre de trimestres cotisés, le montant de vos cotisations et les droits à retraite que vous avez ainsi acquis.

Vous travaillez ou avez travaillé en France et à l’étranger

Vous effectuez ou avez effectué une partie de votre carrière à l’étranger, vous avez peut-être des droits en matière de retraite : rachat de cotisations, calcul de votre retraite, retraite de réversion, démarches, etc.

Vous partez travailler à l’étranger et votre employeur ne cotisera pas pour votre retraite au régime général : l’assurance volontaire vieillesse peut être une solution pour assurer votre retraite en France.

Vous pouvez, en effet, sous certaines conditions, adhérer à l’assurance volontaire vieillesse. C’est la Caisse des Français de l’Étranger (CFE) qui gère, pour le compte de l’Assurance retraite, cette protection qui doit faire l’objet d’une démarche volontaire de votre part.

L’adhésion doit s’effectuer dans les 2 ans qui suivent le début de votre activité hors de France. Elle ne dispense pas de cotiser au régime local de retraite du pays dans lequel vous allez travailler et de percevoir une retraite selon la réglementation propre à ce pays, qu’il y ait une convention ou pas.

Vous souhaitez partir vivre à l’étranger ? Le Centre de liaisons européennes et internationales de sécurité sociale (Cleiss) vous informe sur vos droits et démarches ainsi que sur les conditions d’affiliation au régime de sécurité sociale du pays de résidence.

 

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